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انساك ! ده كلام ؟... اهو ده اللي مش ممكن ابدا...   (بلقسام حمدان العربي الإدريسي) . 

Conflit au Mali : chronologie

بواسطة: محمد الامين بن عائشة  |  بتاريخ: 2013-08-20 ، الوقت: 21:42:07
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Conflit au Mali : chronologie   30 mars 2012. Des combattants séparatistes entrent dans la ville de Kidal. Le capitaine Sanogo demande une aide extérieure contre les rebelles. Ceux-ci conquièrent la moitié du nord du Mali.   6 avril 2012- Le Mouvements pour la libération d’Azawad (MNLA) proclamée l’indépendance du Nord du Mali, qu’il nomme Azawad.   8 avril – Putsch: le président Touré quitte le pouvoir. Les militiaires qui le prennent, au motif qu’il faut restaurer l’intégrité territoriale, s’engagent à rendre le pouvoir aux civils, en s’appuyant sur Dioncounda Traoré, président du parlement.   26 mai – le MNLA (touaregs) et Ansar Dine islamistes) passent un accord de rapprochement pour créer un Etat dans le Nord. Mais le MNLA déchire l’accord une semaine plus tard.   11 décember 2012- Modibo Diarra, premier ministre depuis le mois d’août, est poussé à la démission par l’armée. Il est arrêté alors qu’il cherchait à fuir vers la France. Personne ne le regrette. Django Cissoko lui sucède.   20 décembre– Le conseil de sécurité de l’ONU, à l’unanimité, autorise le déploiement d’une force militaire internationale, menée par les pays africains, pour s’affronter aux forces liées à al Qaeda au Nord du Mali. La force africaine doit être formée, ce qui repousse l’intervention à septembre 2013.   4 janvier 2013- Ansar Dine accuse Bamako de préparer la guerre, et de ne pas vouloir sérieusement engager de pourparlers de paix. 10 janvier 2010– Après une offensive des combattants islamistes vers le nord, avec capture de la ville deKonna, le Mali appelle au secours la France.   11 janvier 2013. Les hélicoptères français détruisent les véhicules d’une colonne de rebelle. Un pilote français meurt.     Dossier spécial Mali : chronologie d'une crise     Le coup d'État du 22 mars 2012 à Bamako a entraîné la partition du Nord. Depuis janvier 2013, une opération militaire est en cours pour reconquérir ce territoire.       22 mars 2012: des militaires annoncent avoir renversé le régime du président Amadou Toumani Touré, l'accusant d' "incompétence" dans la lutte contre la rébellion et les groupes islamistes dans le Nord. Rassemblés derrière le capitaine Amadou Haya Sanogo, les membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE) décident de suspendre la Constitution.       30 mars: le mouvement islamiste armé Ansar Dine, appuyé par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et des éléments d'Aqmi, s'empare de la ville de Kidal (nord-est). Le 31, les rebelles prennent Gao et le lendemain, c’est au tour de Tombouctou de tomber aux mains du MNLA.       6 avril: le MNLA proclame unilatéralement l’indépendance de la région de l’Azawad. Le même jour, un accord-cadre est signé entre la junte et la Cédéao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest). Il prévoit un transfert du pouvoir aux civils.     Un Mali coupé en deux, c'est la situation qui prévaut jusqu'au début de l'intervention militaire en janvier 2013 Un Mali coupé en deux, c'est la situation qui prévaut jusqu'au début de l'intervention militaire en janvier 2013       12 avril 2012 : Dioncounda Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale, est investi président. Le 17, l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra devient Premier ministre de transition.       30 avril : les forces restées loyales à l’ex-président Amadou Toumani Touré mènent des attaques contre le camp des militaires putschistes à Kati, contre l’aéroport et la radio-télévision nationale. La junte affirme le lendemain avoir fait échouer cette tentative de contre-coup d’État. Les combats ont fait 22 morts et des dizaines de blessés.       19 mai : un accord est conclu entre la junte et la Cédéao. Les militaires putschistes se voient garantir l’amnistie. Le capitaine Sanogo obtient le statut d’ancien chef de l’État et le président Dioncounda Traoré est confirmé à son poste pour un an. Un délai qui doit permettre d’organiser des élections.       21 mai : Dioncounda Traoré est agressé dans son bureau par des manifestants, malgré la présence sur place de la Garde nationale. Il est hospitalisé et part se faire soigner en France.       28 juin : les rebelles touaregs du MNLA quittent Tombouctou. Les islamistes du Mujao prennent le contrôle total de Gao après de violents combats avec des rebelles touaregs.       du 30 juin au 2 juillet : à Tombouctou, les islamistes d'Ansar Dine détruisent de nombreux mausolées et monuments classés au patrimoine mondial de l’Unesco.       1er juillet : la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, déclare que la destruction de lieux saints musulmans à Tombouctou est un "crime de guerre" passible de poursuites de la CPI.       8 juillet : réunion à Ouagadougou du Groupe de contact sur le Mali (présidents de six pays d'Afrique de l'Ouest) qui demande la formation d'un gouvernement d'union nationale d’ici fin juillet.   Un combattant du Mujao, le 16 juillet 2012 à Gao Un combattant du Mujao, le 16 juillet 2012 à Gao       27 juillet 2012 : retour du président intérimaire Dioncounda Traoré à Bamako. Deux jours plus tard, il annonce la création d'un Haut conseil d'État, qu'il prévoit de diriger et d'un gouvernement d'union nationale.       20 août : Cheick Modibo Diarra annonce la composition d'un gouvernement d'union nationale. Il comprend plusieurs personnalités proches des putschistes, ainsi qu'un ministre touareg.       9 octobre : l'ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, est désigné comme envoyé spécial pour le Sahel par Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies.       12 octobre : le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution pressant les pays ouest-africains de préciser leurs plans en vue d'une intervention militaire destinée à reconquérir le nord du Mali. Le texte invite aussi le gouvernement malien et les rebelles touaregs, évincés dans le nord malien par les islamistes, à entamer un processus de négociation.       11 novembre : sommet sur le Mali à Abuja. Des dirigeants de la Cédéao et d'autres pays africains décident d'envoyer 3.300 militaires pour aider l'armée à chasser les groupes islamistes du Nord.       14 novembre : Ansar Dine renonce à vouloir imposer la loi islamique dans tout le pays, sauf dans son fief de Kidal. Le groupe armé se dit prêt à aider à "débarrasser" le Nord du "terrorisme" et des "mouvements étrangers".       16 novembre : des représentants d'Ansar Dine et du MNLA rencontrent le médiateur Blaise Compaoré à Ouagadougou. Ils se disent prêts à "un dialogue politique" avec Bamako.       19 novembre: les ministres des Affaires étrangères de Union européenne donnent leur accord de principe à l'envoi de 250 formateurs au Mali à partir de janvier 2013, pour entraîner les forces maliennes. Le Mujao chasse les rebelles touaregs de la localité de Menaka après de sanglants combats.       nuit du 10 au 11 décembre 2012 : le Premier ministre Cheick Modibo Diarra est arrêté par une vingtaine de militaires sur ordre du capitaine Sanogo. Quelques heures plus tard, il annonce à la télévision la démission de son gouvernement. Diango Cissoko, médiateur de la République, est nommé dès le 11 décembre pour le remplacer.     Des soldats français sur une base militaire de Bamako, le 14 janvier 2013 Des soldats français sur une base militaire de Bamako, le 14 janvier 2013       10 janvier 2013 : les insurgés islamistes progressent vers le sud et chassent l'armée de la localité stratégique de Konna.       11 janvier : répondant à l'appel à l'aide lancé par le président malien, la France intervient militairement dans le cadre d'une opération baptisée "Serval".       16 janvier : le conflit malien a des répercussions en Algérie. Des islamistes attaquent une installation gazière à In Amenas, affirmant agir "en réaction à l'ingérence de l'Algérie" qui a autorisé l'aviation française à survoler son territoire. Les forces algériennes mènent l'assaut. Bilan : 37 otages étrangers et 29 djihadistes tués.       18 janvier : les forces françaises et maliennes reprennent le contrôle de Konna. Le 21, deux autres villes, Diabali et Douentza, sont reprises.       24 janvier: une faction des Touaregs d'Ansar Dine, l'un desgroupes islamistes qui contrôlent le nord du Mali, quitte l'organisation et annonce être prête à des négociations avec le gouvernement de Bamako.       26-30 janvier: reprise de Gao, puis de Tombouctou par les forces maliennes et françaises.       29 janvier : Conférence de donateurs internationaux à Addis Abeba : au total, 455 milliards de dollars sont promis, principament pour financer l'opération militaire.       2 février : le président français François Hollande en visite à Tombouctou et Bamako, réaffirme que la France restera "le temps qu'il faudra".     Des renforts venus du Tchad participent à l'opération de reconquête du Nord Des renforts venus du Tchad participent à l'opération de reconquête du Nord       5 février : les soldats français contrôlent l'aéroport de Kidal et la ville elle-même est "sécurisée" par quelque 1.800 Tchadiens.       8 février: premier attentat suicide à Gao, revendiqué par le Mujao. À Bamako, attaque par des militaires maliens du camp d'une ancienne unité d'élite de l'armée.       9 mars: le contingent tchadien fait désormais partie de la Misma.       2 avril: un premier contingent de 570 soldats maliens entame sa formation par des instructeurs militaires européens. Ces derniers ont pour objectif de restructurer l'armée malienne.       22 avril: le Parlement français autorise le gouvernement à prolonger l'opération Serval.       25 avril : le Conseil de sécurité autorise une force de 12.600 Casques bleus chargés de stabiliser le Nord. Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) doit être déployée au 1er juillet.[1]                                                                                                                                  La crise au Mali depuis 1960 Septembre 1960 : Le Sénégal se retire de la fédération du Mali. L’ancienne république du Soudan devient la république du Mali et l’indépendance est proclamée à Bamako, la capitale. Modibo Keïta, enseignant et syndicaliste, est nommé président de la République. La constitution est adoptée.   1962-64 : Dans le Nord, la première rébellion touareg, ou rébellion des Fellaghas, est lancée depuis la région de Kidal et est violemment réprimée. Les troupes gouvernementales ciblent les communautés touaregs, éliminent le bétail et empoisonnent les puits. La guerre provoque un exode massif des Touaregs vers l’Algérie et d’autres pays voisins. Le renforcement des restrictions militaires par le gouvernement se poursuit dans le Nord.   Décembre 1968 : Un coup d’État militaire renverse Modibo Keïta, qui est emprisonné. Moussa Traoré, officier qui dirige le Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN), prend la présidence du pays.   1972-73 : Le Mali est frappé par une forte sécheresse qui a un impact dévastateur sur le Nord et entraîne une nouvelle vague de migrations vers les centres urbains et les pays voisins du Mali. Des rapports font par la suite état d’importants détournements de nourriture par les autorités.   1976 : M. Traoré crée un parti politique, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Le Mali adopte un système à parti unique.   1984-85 : La pire sécheresse qu’ait connue le pays en dix ans a de très importantes conséquences pour les communautés pastorales et l’économie rurale du Nord.   Juin 1985 : Moussa Traoré est réélu sans opposition avec 89 pour cent des suffrages. Le Mali et le Niger sont le théâtre de rébellions.   1988 : Création du Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) en Lybie qui est dirigé par Iyad Ag Ghali.   Mai 1990 : Les Touaregs du nord du Niger attaquent Tchintabaradene. De lourdes représailles militaires s’ensuivent qui provoqueront la mort de centaines de Touaregs.   Juin 1990 : La rébellion touareg débute par l’attaque de la prison et de la garnison de Ménaka. Les violences généralisées provoquent un nouvel exode des populations civiles.   Juillet-août 1990 : Des opérations militaires sont lancées dans le Nord, tout particulièrement autour de Gao. Le commandant d’un escadron de parachutistes aurait dit : « L’extermination des Touaregs est la solution. Je suis venu ici pour m’en occuper, et je ne gâcherai pas mes munitions ».   Démocratie et la route vers Tombouctou   6 janvier 1991 : L’accord de paix négocié par l’Algérie à Tamanrasset dans le sud du pays prévoit la décentralisation du Nord et la réintégration des troupes touarègues, mais les violences se poursuivent dans certaines régions du Nord.   Janvier-mars 1991 : Les autorités répriment avec violence les manifestations d’étudiants et de syndicats à Bamako et font de nombreuses victimes.   26 mars 1991 : M. Traoré est renversé et un gouvernement de transition est établi : le Comité Transitoire pour le Salut du Peuple (CTSP), dirigé par l’officier Amadou Toumani Touré.   Juillet-août 1991 : La conférence nationale organisée à Bamako rassemble un grand nombre de délégués alors que le Mali tente d’établir une démocratie fonctionnelle.   12 janvier 1992 : La nouvelle Constitution est adoptée par référendum à une écrasante majorité.   11 avril 1992 : Le Pacte National est signé par le gouvernement et un groupe de coordination des rebelles Touaregs est créé. Le Pacte prévoit la régénération économique du Nord, des initiatives de réconciliation nationale, la décentralisation et l’intégration des Touaregs au sein de structures militaires et civiles.   Avril 1992 : Alpha Oumar Konaré, ancien ministre, consultant des Nations Unies, propriétaire d’un journal et d’une radio, remporte les premières élections multipartites. Son parti, l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), remporte les élections parlementaires.   Décembre 1993 : Le Lieutenant-Colonel Oumar Diallo mène une tentative de coup d’État.   Janvier 1994 : La dévaluation de 50 pour cent du franc CFA entraîne une hausse importante du coût de la vie et provoque des manifestations.   Mai 1994 : Malgré une série d’initiatives de paix au niveau local et national, les tensions s’aggravent dans le Nord, en particulier entre les communautés sédentaires Songhai, les Touaregs et les Arabes. Elles ont pour résultat la formation du Mouvement patriotique Ganda Koi (MPGK) malien des miliciens Songhaï. (Ganda Koi – « maîtres de la terre » en songhaï).   Janvier 1995 : Les accords de Bourem sont signés par le MPGK et le Front populaire pour la libération de l'Azawad (FPLA), principalement composé de Touaregs. Ils marquent une percée significative en désamorçant les tensions ethniques.   27 mars 1996 : La cérémonie de la Flamme de la paix est organisée à Tombouctou, alors que des centaines d’armes à feu sont détruites et que les mouvements touaregs armés et le MPGK sont officiellement dissous.   Mai 1997 : M. Konaré est réélu.   Juin 2002 : Amadou Toumani Touré est élu président après avoir exclu un retour en politique.   2005 : Le Mali est frappé par une grave sécheresse. Les communautés pastorales sont à nouveau sévèrement touchées.   Avril 2005 : Le décret introduisant l’Agence de Développement du Nord Mali (ADN) est promulgué : il donne la priorité à l’investissement et au développement dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal.   Avril 2006 : Le colonel Mouammar Kadhafi, le leader libyen, fait partie des invités d’honneur du festival du Maouloud de Tombouctou, qui commémore la naissance du prophète Mahommed. Cette visite fait l’objet de critiques des Maliens qui accusent M. Kadhafi d’avoir soutenu les révoltes touarègues.   Mai 2006 : Les garnisons de Kidal et Ménaka sont attaquées par le nouveau mouvement rebelle, l’Alliance démocratique pour le changement du 23 mai (ADC).   4 juillet 2006 : Les accords d’Alger sont signés par le gouvernement et l’ADC, l’accord de paix porte principalement sur la sécurité et la croissance économique à Kidal, la huitième région du Mali et la plus éloignée de la capitale.   Avril 2007 : M. Touré est réélu, mais la victoire est contestée par les autres candidats.   Mai 2007 : Les violences continuent après le rejet par l’Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM) des accords d’Alger. L’ATNM poursuit ses opérations dans le Nord, attaquant des garnisons et enlevant des soldats placés sous le commandement d’Ibrahim Ag Bahanga.     Novembre 2007 : L’ancien chef touareg Iyad Ag Ghali rejoint le consulat malien de Djedda, en Arabie saoudite.   Février 2009 : Le gouvernement mène avec succès une contre-insurrection dans le Nord. Celle-ci se traduit notamment par le démantèlement des bases militaires rebelles, mais elle engendre une forte hostilité de certaines communautés touarègues, qui se plaignent d’être maltraités par les troupes gouvernementales.   Février 2009 : La cérémonie de paix de Kidal inclut la remise de centaines d’armes par les rebelles touaregs et de nouveaux aménagements pour leur intégration au sein des forces armées, mais les combattants de M. Bahanga ne participent pas au processus de paix.   La rébellion suivante   Novembre 2010 : Une rencontre est organisée à Tombouctou : elle accueille principalement des Touaregs du Nord et se conclut par la création du Mouvement national de l’Azawad (MNA) qui rejette les violences, mais appelle à un élan de solidarité des Azawadis installés au Mali et à l’étranger.   Février 2011 : M. Touré prend la parole lors d’une cérémonie organisée non loin de Kidal et annonce un nouveau grand programme pour le Nord qui « proposera des solutions urgentes pour le rétablissement de la paix et de la sécurité », et aidera les jeunes « à trouver du travail et à échapper aux activités illicites et dangereuses ». Peu impressionné, le porte-parole des Touaregs Hama Ag Sid Ahmed prévient, « Pendant de longues années, nous avons essayé de rouvrir le dialogue avec les autorités centrales. Nous constatons que rien ne change sur le terrain ».   Août 2011 : Six mois après la cérémonie de Kidal, M. Touré lance le Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement au Nord-Mali (PSPDN) doté d’un budget de 32 milliards de francs CFA (environ 65 millions de dollars), qui met l’accent sur les projets liés à la sécurité, au développement, aux femmes, aux jeunes et à la génération de revenus. Le programme a reçu le soutien de l’Union européenne (UE), de la Banque mondiale, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et d’autres bailleurs de fonds. Le programme est dirigé par Mohamed Ag Erlaf, un Touareg originaire de Kidal.   Août 2011 : L’arrivée sur le territoire malien de Touaregs lourdement armés est signalée. Ils arrivent de Lybie via l’Algérie et le Niger.   26 août 2011 : Ibrahim Ag Bahanga, chef de l’ANTM, trouve la mort dans un accident de voiture. M. Bahanga était soupçonné d’avoir été fortement impliqué dans le recrutement de combattants touaregs en Lybie.   16 octobre 2011 : Le Mouvement National pour la libération de l'Azawad (MNLA) est créé. Le Mouvement national de l’Azawad (MNA) fusionne avec l’ATNM, un mouvement plus intransigeant. Le principal objectif de ce nouveau mouvement est de « sortir le peule de l’Azawad de l’occupation illégale du territoire azawadien par le Mali ».   Novembre 2011 : Une organisation de la société civile de Gao met en garde contre l’aggravation des problèmes de sécurité dans la région.   Janvier 2012 : Le MNLA accuse le gouvernement de provocation militaire et de ne pas avoir satisfait une série de promesses, et lance des attaques rebelles sur Ménaka plus au nord. Le mouvement indique que son objectif est « d’obtenir la paix et la justice pour la communauté de l’Azawad » et « la stabilité pour notre région ».   17-31 janvier 2012 : Après des attaques menées initialement par les rebelles sur Ménaka, de nouveaux combats sont signalés dans d’autres régions du Nord, y compris Ageul-hoc, Tessalit, Léré, Andéramboukane et Nianfunké. Des rapports contradictoires évoquent les succès et pertes militaires de l’armée malienne et du MNLA, mais l’armée gouvernementale a indiqué avoir perdu du terrain.   Des organisations des droits de l’homme, y compris Amnesty International, condamnent la gestion de la guerre par le gouvernement et l’utilisation d’hélicoptères de l’armée contre des cibles civiles. Des rapports font état de massacres par les troupes gouvernementales à Aguel-hoc après la prise de la ville par le MNLA, alimentant les rumeurs d’une alliance entre le MNLA et des musulmans salafistes extrémistes. Les rebelles réfutent catégoriquement ces allégations.   1-2 février 2012 : Des manifestations ont lieu dans la ville de garnison de Kati, à 15 km à l’extérieur de Bamako. Elles sont dirigées contre le gouvernement de M. Touré pour sa conduite de la guerre et contre la communauté touarègue locale. Les dirigeants politiques et les acteurs de la société civile mettent en garde contre les extrémistes qui utilisent la situation dans le Nord pour alimenter les tensions inter-ethniques. Amnesty International accuse les forces de sécurité de ne rien faire pour prévenir les attaques sur les maisons et propriétés des Touaregs, des Arabes et des Mauritaniens.   Le président Touré lance un appel au calme et à l’unité à la télévision nationale.   2 février 2012 : Des discussions s’ouvrent à Alger entre le gouvernement malien et les représentants de l’ancien mouvement rebelle touareg, l’ADC. Elles se concluent deux jours plus tard par un appel à la paix qui n’est pas jugé pertinent par le MNLA.   3-4 février 2012 : Des rapports font état d’une offensive des rebelles sur la ville de Kidal.   7 février 2012 : La population abandonne Tessalit plus au nord, alors que des rapports indiquent que les rebelles assiègent la ville.     Photo: ReliefWeb Carte du nord du Mali 8 février 2012 : Les rebelles prennent Tinzawaten plus au nord.   17 février 2012 : Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime qu’environ 44 000 réfugiés ont fui vers le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.   Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent à Abuja, la capitale du Nigéria, et expriment leurs inquiétudes à propos de la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire au Mali. Ils condamnent la rébellion du MNLA et apporte un soutien sans réserve aux efforts déployés par le Mali pour défendre l’intégrité de son territoire.   18 février 2012 : Le MNLA attaque Hombori, une ville située sur la route principale entre Mopti et Gao. Les rebelles réfutent les accusations du gouvernement qui les accuse du meurtre d’un chef militaire de la région.   21 février 2012 : Une commission gouvernementale établit un rapport sur Aguel-hoc et confirme les meurtres de soldats de l’armée gouvernementale par des combattants d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) qui collaborent avec le MNLA. Le MNLA a catégoriquement contesté le rapport.   24 février 2012 : Dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), M. Touré maintient que les élections auront lieu et que le Mali aura un nouveau président le 10 juin.   26 février 2012 : Le Collectif des ressortissants du nord Mali (COREN) se réunit à Bamako et adopte un plan d’action visant à restaurer le contrôle de l’État dans le Nord, insistant sur la nécessité de protéger les populations menacées.   10 mars 2012 : Les chefs spirituels du Mali publient un appel commun à la paix et au dialogue.   10-11 mars 2012 : Le MNLA prend le contrôle de Tessalit, à proximité de la frontière algérienne, alors que les militaires maliens évoquent un « retrait stratégique ».   13 mars 2012 : L’ancien chef touareg Iyad Ag Ghali envoie une vidéo proclamant que le mouvement Ansar Dine, mentionné pour la première fois en décembre 2011, a joué un rôle clé dans le conflit, mais qu’il se bat pour l’imposition de la charia et contre l’indépendance de l’Azawad.   15 mars 2012 : Dans une interview accordé au quotidien français Le Figaro, M. Touré indique que la rébellion est une conséquence de la fin du conflit libyen et accuse AQMI de soutenir la rébellion. Selon M. Touré, le gouvernement est ouvert au dialogue, mais refuse toute partition du Mali.   21 mars 2012 : Les soldats se mutinent à Gao et à Bamako pour protester contre la mauvaise conduite de la guerre et leur manque de ressources. Les troupes mutinées convergent vers le palais présidentiel et les bureaux de la chaîne de télévision ORTM-TV station. Des tirs sporadiques sont rapportés à Bamako.   22 mars 2012 : Dans un programme diffusé à l’aube, un groupe de soldats indiquant appartenir au Comité national pour le redressement de l'État et la restauration de la démocratie (CNRDRE) annonce un coup d’État, accusant M. Touré d’avoir mal conduit la guerre. Le CNRDRE annonce la suspension de la constitution, la mise en place d’un couvre-feu et la fermeture des frontières. Nombre de magasins et de commerces restent fermés à Bamako. La localisation du président Touré est inconnue, mais il serait en sécurité. Plusieurs ministres et dirigeants politiques sont emprisonnés.   Le coup d’État est immédiatement condamné par les États-Unis et l’Union africaine. Le MNLA réaffirme son objectif d’obtenir l’indépendance de l’Azawad.   26 mars 2012 : Le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne la prise du pouvoir par le CNRDRE, et « exige la fin des violences et le retour dans les casernes ». Le Conseil de sécurité appelle à la « restauration de l’ordre constitutionnel », et à la tenue des élections à la date préalablement choisie.   29 mars 2012 : La mission des dirigeants de la CEDEAO au Mali est annulée pour des raisons de sécurité. Les dirigeants se réunissent à Abidjan, en Côte d'Ivoire : le CNRDRE devra quitter le pouvoir dans les 72 heures ou faire face à de lourdes sanctions. Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est confirmé au poste de médiateur de la CEDEAO.   30 mars 2012 : Les rebelles prennent le contrôle de Kidal, la capitale de la région la plus au nord du Mali, après des affrontements dans les bases militaires à l’extérieur de la ville. Des témoins confirment la présence de combattants du MNLA et d’Ansar Dine.   31 mars 2012 : Le MNLA confirme la prise de Gao.   Le MNLA rapporte la défection du Colonel Major Elhadj Ag Gamou, un ancien chef rebelle qui a dirigé les opérations de l’armée gouvernementale dans le Nord. Dans un communiqué du MNLA publié à Kidal, M. Gamou appelle « tous les Azawadis à rejoindre et à renforcer le MNLA dans sa lutte pour l’indépendance ».   Les leaders musulmans et chrétiens ont lancé un appel à la paix lors d’un grand rassemblement qui a réuni 25 000 personnes dans un stade de Bamako, exhortant les dirigeants maliens et les chefs d’État régionaux à travailler pour établir le dialogue.   1 avril : Des rapports de Tombouctou signalent la prise de contrôle d’Ansar Dine sur le MNLA et la traque des combattants du MNLA. D’autres rapports font état de pillages généralisés à Gao alors que les rebelles prennent la ville.   2 avril : Les dirigeants de la CEDEAO établissent un embargo total contre la junte militaire. Le président de la CEDEAO, le président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, confirme que « toutes mesures diplomatiques, économiques, financières et autres sont applicables à partir d’aujourd’hui et ne seront levées que quand l’ordre constitutionnel sera effectivement rétabli ». L’Algérie et la Mauritanie, qui ne sont pas membres de la CEDEAO, soutiennent ces mesures.   La plupart des opérations d’aide humanitaire sont suspendues dans le nord du pays.   3 avril 2012 : Les leaders de la junte militaire ignorent les demandes de la CEDEAO et refusent de quitter le pouvoir, réitérant leurs demandes de transition ouverte vers un régime civil et le rétablissement du droit constitutionnel.   4 avril 2012 : Les organisations de la société civile et quelque 50 partis politiques refusent de participer aux discussions sur l’avenir du Mali avec les leaders de la junte militaire.   5 avril 2012 : Le Conseil de sécurité des Nations Unies lance un appel au cessez-le-feu dans le nord du pays et au retour de la démocratie. Le MNLA, qui atteint son objectif, annonce la fin des opérations militaires dans le nord du Mali.   6 avril 2012 : Le MNLA déclare l’indépendance de l’Azawad dans le nord du Mali et appelle à un cessez-le-feu unilatéral.[2] L'intervention militairede 2013 au Mali est une opération militaire multinationale qui se déroule depuis le 11 janvier 2013, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.      

 

         

[1] Mehdi Taje, « Sécurité et stabilité dans la Sahel Africain » ,college de defence de l’OTAN,NDC occasionel paper 19,decembre 2006.

[2] Jeremy Keenan, Le défi de la sécurité au Sahel : perspectives en Algérie, au Maroc et en Libye,bilan,164. http://www.iemed.org/observatori-fr/arees-danalisi/arxius-adjunts/anuari/med.2011/Keenan_fr.pdf20/04/2013.


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