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خواطر :
قالوا الصبرُ علاج للآلام... فزادت صبرُ السنين للجراح آلاما...   (بلقسام حمدان العربي الإدريسي) . 

BENAICHA MOHAMED EL AMINE.* QUELLE DEMOCRATIE POUR QUELLE PRINTEMPS ARABE ?

بواسطة: محمد الامين بن عائشة  |  بتاريخ: 2013-02-01 ، الوقت: 18:34:20
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BENAICHA MOHAMED EL AMINE.* QUELLE DEMOCRATIE POUR QUELLE PRINTEMPS ARABE ?   Après des décennies marquées par l’immobilisme, le paysage politique du monde arabe a été profondément modifié en 2011. Révoltes et révolutions se sont succédé (Tunisie, Egypte, Libye, Syrie, Yémen, etc.), soulignant la volonté des peuples à prendre leur destin politique en main. Les premières semaines de l’année 2011 ont marqué un changement historique au sein du monde arabe. Les soulèvements des populations arabes se sont propagées de la Tunisie à l’Egypte puis ont provoqué dans toute la région un mouvement prônant la liberté et la sortie du joug autoritaire. L’Histoire de la démocratie se trouve ainsi étoffée d’un nouvelle page qui consacre l’avènement des aspirations des peuples pour la prise en main de leur destin collectif. Les perspectives nouvelles déclenchées par les récents changements en Egypte et en Tunisie, résultant d’un soulèvement populaire, présentent manifestement des caractéristiques inédites.               A tout événement majeur et bouleversant, il est besoin d’en accueillir la radicale nouveauté Les récents événements ont marqué un tournant historique pour la démocratie arabe, non seulement par les changements substantiels apportés dans les appareils politiques, mais aussi par le processus même qui a conduit à cet ébranlement, en particulier le rôle éminemment nouveau et fondamental que la jeunesse a endossé, comme véritable protagoniste du changement, le rôle vital qu’auront joué le niveau d’éducation des populations concernées, l’accès aux nouvelles technologies de la communication et de l’information, le statut de la femme, particulièrement en Tunisie d’où ces mouvements sont partis.   La liberté des peuples arabes ne semble plus inaccessible comme pouvaient le laisser entendre certains occidentaux comme d’ailleurs les chefs d’Etats dictateurs au pouvoir dans la plupart des pays arabes. L’ire se faisait tellement grande au sein de la population qu’elle a agi comme une bombe à retardement qui a explosé pour déboucher sur une révolution durant laquelle les peuples ont exposés clairement des revendications relativement similaires dans tous les pays concernés. Les populations réclament plus de libertés individuelles, la démocratie et le respect des droits de l’homme. Ces revendications marquent l'exigence de rompre avec le passé dans une volonté spontanée et affirmée de s’affranchir. Un idéal commun a émergé au sein de la population, majoritairement jeune, comme si la dictature avait exacerbée un besoin intense de liberté. Les mentalités étaient prêtes. Il reste maintenant à demeurer vigilant pour que cette liberté tant souhaitée devienne une réalité dans les politiques publiques. Le peuple arabe a porté fièrement et héroïquement cette révolution. Cela doit déboucher aujourd’hui sur une nouvelle conception de l’exercice du pouvoir et à la mise en place de contre-pouvoirs, piliers de la démocratie. Le peuple doit librement faire le choix de ses dirigeants puis éviter les dérives pour ne pas perdre les acquis de la révolution. Il est nécessaire pour cela de former au plus vite une société civile forte et organisée capable de s’ériger en contre-pouvoir pour freiner les égarements éventuels des décideurs politiques.         L’histoire et la réalité nous enseigne que les pays les plus libres sont des pays qui ont accepté la démocratie comme théorie d’exercice du pouvoir d’Etat. Les pays libres sont parmi les plus riches de la planète. Les pays arabes n’ont donc rien à perdre en tentant l’aventure. Le développement de la liberté ne pourra se faire que dans un contexte démocratique. Ainsi, la démocratie en gestation dans les pays arabes post-révolution est à soutenir parce que si l’on définit la démocratie comme le pouvoir exercé par le peuple, à la lumière des revendications on a le sentiment que le peuple est mure pour s’arroger cette mission. Cela se perçoit clairement à travers la dénonciation de la transmission héréditaire de l’exercice du pouvoir comme au Yemen, le plébiscite d’une démocratisation de la monarchie comme au Maroc, etc. Toutefois, la démocratie souhaitée par le peuple arabe doit veiller à se prémunir des influences extérieures négatives. Il faut certes s’inspirer des modèles existants mais il convient de les adapter à la réalité sociologique, politique et économique. Il faudra aussi rester vigilant face aux propositions de soutien « des grandes démocraties » qui ne sont jamais désintéressés puisqu’elles défendent leurs intérêts. Cette démocratie devra mettre, comme il se doit, l’individu au cœur de l’action sociale et lui donner la possibilité de s’exprimer. Nous pouvons tirer une grande leçon de l’ébullition des derniers mois dans les sociétés arabes : celle du besoin de la liberté. La liberté est intimement attachée à l’homme et sa préservation peut justifier les combats les plus déterminés, même s’ils peuvent mener à la mort. Cet élan du peuple arabe devrait aider d’autres peuples opprimés à oser dire non, à oser dire aux dictateurs : « Dégage ! » le slogan de la jeunesse révolutionnaire. La pérennité de la liberté dans les sociétés arabes dépendra de la capacité des peuples à mettre en place des institutions fortes capables de la consolider car, comme disait Montesquieu, « Ce ne sont pas les hommes, ce sont les institutions qui assurent le règne de la liberté et des bonnes mœurs dans les États » LA NATURE DE LA REVOLUTION ARABE Dans cette perspective, nous devons nous interroger sur la nature et la finalité de la révolution arabe. La réponse détermine les nouveaux équilibres dans la région et, consécutivement, le statut et le rôle nouveau du monde arabe. Trois réponses sont possibles. La première réponseconsiste tout juste à prendre acte de la succession politique : le pouvoir passe d’un groupe dirigeant à un autre qui se prévaut d’une légitimité démocratique et qui se propose d’assainir les distorsions et les injustices et de préserver les acquis. La succession a le mérite de faire prévaloir la volonté de la majorité, d’instituer l’alternance et les règles de l’ordre démocratique jusqu’aux prochaines élections. Cette acception ignore la portée historique de la révolution ; La deuxième réponsedonne à la révolution toute sa portée. La révolution change la structure sociale et politique : elle rompt avec le passé et pose, à la base de l’ordre constitutionnel, des principes estimés supérieurs. Quels principes ? Les leçons de l’histoire sont claires, les principes révolutionnaires procèdent : Ou biend’une idéologie dogmatique, spéculative ou religieuse, à l’instar de la révolution russe ou de la révolution iranienne ; dans cette acception, la finalité de la révolution est d’instituer un dogmatisme : le communisme, l’islam ou toute autre idéologie. L’idéologie prévaut sur les principes universels, le dogme prévaut sur la liberté. L’homme renonce à la liberté au profit d’un idéal estimé supérieur, le triomphe d’une idéologie ; Ou bienles principes révolutionnaires procèdent de la philosophie de l’universel, à l’instar des révolutions de la modernité qui posent l’homme au centre de l’ordre social et politique, l’homme maître de son destin. L’homme est alors la source de la loi, à l’exclusion de toute autorité transcendante : il pose la loi et la modifie en fonction de son expérience, de son jugement et de sa raison. C’est la troisième réponse. Dans cette acception, la liberté prévaut sur le dogme. A ce titre, les partis d’inspiration islamique qui prétendent reconstruire la société sont tenus d’endosser deux grands principes : la liberté de l’homme et le caractère absolu des valeurs universelles. C’est à ce prix que la société arabe démocratique est rendue possible. C’est à ce prix qu’elle pourra ouvrir la voie à la relance de la civilisation de l’islam. La relance de la civilisation de l’islam n’est concevable que dans le respect de la liberté et des valeurs universelles : cette double finalité représente l’espérance commune des peuples arabes. La société arabe démocratique est certes confusément attendue par les peuples arabes, mais elle est surtout attendue par l’ensemble des sociétés modernes dans le monde. La nécessité de la révolution qui concilie islam et liberté ne fait de doute pour personne, à l’intérieur et à l’extérieur du monde arabe, mais aucun peuple arabe, à ce jour, ne l’a réalisée. Cette révolution a trouvé en Tunisie ses penseurs et ses précurseurs mains non encore ses fondateurs. La perception internationale de la transition démocratique est guidée par l’attente – peut-être la conviction – que la Tunisie doit l’assumer, dans toute la mesure où l’avènement de la société arabe démocratique est plus qu’un aggiornamento, plus qu’une question arabe : elle représente une exigence de civilisation qui ne doit être ni retardée ni frustrée.     *universitaire.

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