]]>
خواطر :
شوهدت ذئاب على أطراف الوديان في فرائس تتحينُ ...مرت عليها البهائم وهي تتعجب... ردت الذئاب على البهائم ، لما العجبُ لولا الفرائسُ لما وُجدت الذئابُ...   (بلقسام حمدان العربي الإدريسي) . الحياة فصول .. جلوسنا لدقائق , لا يعني إحتوائها تماما هي دقائق نتأملها ..لا غير.   (طيف امرأه) . اختصار الكلام براعة لا يجيدها كل أحد، كما أن الإسهاب فيه فن لا يتقنه إلا القلة، والعبقري من يجمع بين الحُسنين   (محمد النائل) . 

بن عائشة محمد الامين

بواسطة: محمد الامين بن عائشة  |  بتاريخ: 2012-11-16 ، الوقت: 14:10:11
  • تقييم المقالة:

      L’histoire est bien ténébreuse. Souvent oublieuse ou pire, pervertie, elle révèle la vérité de son temps, bonne à prendre même sur le tard, à tous ceux qui cherchent justesse et justice des faits. Bien qu’Elle -l’Histoire-, avec sa grande hache comme le disait Pérec, se rappelle, par la mémoire des hommes de tous camps, plus des épisodes sombres, elle restera néanmoins illuminée par des faits héroïques et actes de bravoure physiques et intellectuels, qui transcendent les âges par une gloire méritée.  

Les épisodes le plus tumultueux – un euphémisme pourra-t-on dire- de la glorieuse France sont ceux de la colonisation aussi brutale que l’ait la décolonisation. L’empire qui a voulu être humaniste mais n’a su être qu’inhumain, a vécu ces périodes comme les plus sanglantes de son Histoire. L’acharnement obsessionnel de ses politiques qui, dans les conquêtes mégalomaniaques ou dans les ultimes soubresauts du désespoir, ont foncé aveuglement au dam de la raison et des droits les plus élémentaires dans une guerre perdue d’avance car sans cause.    

Alors que l’Algérie était une, terra incognita sauvage et exotique puis une  sous-France qu’on ne regardait pas ou plus par des métropolitains désinformés, des intellectuels poussés par une conscience imbue de justice ont pu créer l’une des plus graves crises qu’a connues la France. A la crise politique sans nul pareil dans l’hexagone, due à la guerre d’Algérie, s’adjoint une crise morale suscitée par ces intellectuels qui, durant le temps où de prisonniers se taisaient sous la torture, dans les geôles souterraines de l’Algérie française, ils prenaient parole, de l’autre côté, pour les dénoncer sur la place publique. Ils ont eu assez de courage pour désavouer les torts et les agissements de leur pays et assez de lucidité pour dépasser les clivages cocardiers et jacobins et ont exprimé une solidarité désintéressée envers une cause qui a priori n’était pas la leur.  

D’Urbain Ismaÿl à Sartre, intellectuels classés ou délaissés, aux titres de journaux et revues, citons notamment, Témoignage chrétien, Esprit, Temps modernes, France observateur, L'Express, Libération, l'Humanité etles Editions de Minuit. Tous ceux-là ont préféré s’inscrire en porte-à-faux avec la posture de leur pays qu’à se prélasser dans le confort de la connivence et la doxa. Ils ont élevé de même la protestation au rang de vertu et l’insoumission en a devoir. Et en rejoignant le « maquis »  algérien, ils ont ouvert un autre front de bataille, séditieux et intérieur, à coup de pétition et de tribunes dans les journaux où leur position franche qui plaide pour une Algérie Libre, tenait tête aux menaces des extrémistes.

Beaucoup d’intellectuels de nationalité française ont fait de la cause algérienne la leur et se sont montrés solidaires à plus d’une occasion. Face à l’opinion publique de la France métropolitaine peu informé lorsqu’elle n’était pas dupée, ils ont mené des compagnes de sensibilisation et de dénonciation de crimes trop affreux pour être assumés par les plus sanguinaires des tortionnaires, devant leur peuple et le monde entier.

Après tant d’années écoulées, l’abondante encre qui a coulé, semble par ses flots, balayer les sympathisants timorés et les extrémistes de tout acabit, ne retenant que les faits et les figures les plus connus de cet engagement indéniable.

Cette reconnaissance de l’engagement de beaucoup d’intellectuels français dans la question algérienne a certes permet de sauver la face de la France dont le peuple n’est pas à confondre avec ses politiques. Et pourtant le litige historique perdure. La reconnaissance française de ses crimes de guerre est toujours un contentieux mémoriel politisé, même d’ailleurs, à en perdre le sens.

On ne déteste pas les français,disait à la veille de l’indépendance un algérien. Cette phrase aussi simple que juste pourra, à elle seule, dépassionner un débat inutile qui n’a que trop duré. Ce je t’aime moi non plus absurde entre la France ancienne colonisatrice et l’Algérie ancienne colonie.

 Entre une glorification méprisante et reconnaissance plus qu’inutile à l’orée du cinquantenaire de l’indépendance hautement symbolique. Ne suffit-il pas l’engagement de ces intellectuels intègres qui ont désavoué voire condamné les crimes de cette France. Qu’en a-t-on à faire de l’officiel quand on a les vérités historiques ineffaçables et le soutien de cette frange de la société pour la postérité. 


« المقالة السابقة ... المقالة التالية »

» إضافة تعليق :

لكي تتمكن من التعليق يجب عليك تسجيل الدخول
البريد الالكتروني
كلمة السر  
او يمكنك الدخول والتعليق عن طريق فيسبوك او تويتر
 انشر التعليق على حائطي في فيسبوك او على صفحتي بتويتر
علق مع فيسبوك       الدخول عن طريق تويتر
او يمكنك التعليق بإستخادم اسم مستعار
اسمك المستعار:
آضف تعليق